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Réflexions de Patrick LEPAGE, professeur au club de Ramonville
Au cours du STAGE ENSEIGNANTS – DIRIGEANTS RODEZ les 18 & 19 Septembre 2010, deux temps forts m’ont particulièrement plu :
Le premier fut bien sûr l’intervention de Jean Luc Rougé, le président de notre fédération de Judo, et membre du Comité Olympique. Devant tous ces judokas, de grande expérience pour certains, et un parterre d’intervenants, dont une bonne douzaine de hauts gradés à la ceinture blanche et rouge.

- Le Taï (le corps, la force): un cube, équilibré, stable sur toutes ses faces,
- Le Gi, ensuite, (La technique, la connaissance) : une pyramide, solide sur sa base et qui se profile vers le haut, pointue.
- Le Shin, enfin, (L’esprit, la spiritualité) : la sphère, qui rayonne sur tout ce qui l’entoure.
Le Judo, ce serait donc cette sphère posée au sommet d’une pyramide soutenue par un cube, ou pourrait on dire, c’est l’ensemble de tout cela : Un esprit qui rayonne, quand la connaissance s’est développée au travers d’exercices physiques.
Jean Luc Rougé s’est bien sûr référé à Jigoro Kano, le fondateur, missionné par le ministère de l’éducation au Japon, qui a parfait, tout au long de sa vie, ce Judo, en y apportant aussi ces 2 autres préceptes :
- Utilisation optimale de l’énergie
- Entraide et prospérité mutuelle
Dans tous les exercices pratiqués, nous y avons aussi retrouvé ce principe d’utilisation optimale de l’énergie associé à la biomécanique, et tout au long de ce stage, ces principes de références ont été employés par les intervenants, comme Didier Janicot, Louis Combes, Ramon Egea, Marc Delvingt, pour ne citer qu’eux.
Enfin, Jean Luc Rougé a rendu hommage à plusieurs personnalités du judo disparues récemment, notamment Anton Geesink, le 27 Août 2010. Ce colosse batave aura été le premier Non Japonais à avoir gagné le titre de champion du monde toutes catégories ; Ce qui en fait une des légendes du Judo.
Le deuxième temps fort pour moi fut l’intervention des Rouges et blancs (Louis Combes et Ramon Egea) pour mettre l’accent sur l’importance du grade, sa représentation et sa signification. Elle aussi décomposée en trois savoirs :
- Le savoir faire qui traduit la compétence technique acquise par un travail physique ( le Gi et le Taï)
- Le savoir être qui s’appuie sur la spécificité du Judo de se pratiquer à deux ; Ce qui implique de prendre « l’autre » en considération, et de le comprendre pour progresser soi même : c’est l’esprit Judo (Le Shin) au travers de la maxime d’entraide et de prospérité mutuelle
- Le savoir paraître, qui inspire le respect par son attitude, et par son comportement
En fait, le grade correspond à ces 3 valeurs que sont le Shin , le Gi et le Taï, mais ce qu’il faut retenir « c’est que le grade implique des devoirs bien plus que des droits ». Paroles de maître.
La boucle était bouclée.